Jijel : La police enquête sur une filière de migration clandestine

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Des mesures d’enquête sécuritaires ont été prises dans la wilaya de Jijel pour lutter contre une filière de migration clandestine, dont le passeur en chef n’est autre qu’un individu natif de la ville de Jijel qui a des liens avec un réseau libyen.

C’est ce qu’a révélé le chef de la sûreté de wilaya, Zouhri Mohamed, lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche, pour présenter le plan de déploiement de la police à l’occasion des examens de fin d’année et de la saison estivale.

Cette filière est soupçonnée d’être implantée dans la région en vue d’organiser des départs en Europe via les territoires tunisiens et libyens. Les enquêtes en cours ont été déclenchées suite au retour des jeunes Jijeliens, partis en Italie en empruntant cet itinéraire clandestinement, en Algérie.

 

Le chef de la sûreté de wilaya, qui a profité de l’occasion pour lancer un appel aux jeunes de ne pas se lancer dans cette aventure risquée, a par ailleurs indiqué que ses services sont mobilisés pour faire face à ces réseaux en intensifiant les investigations et les enquêtes sécuritaires.

Des départs de jeunes «harraga» ont été organisés à partir de Jijel en passant par la Tunisie avant qu’un réseau de passeurs libyens ne les prenne en charge pour la traversée de la Méditerranée en direction de l’Italie.

Sur un autre registre, le chef de la police à Jijel est revenu sur les crimes électroniques traités par ses services, indiquant que ces derniers ne sont que de simples délits qui ne peuvent être considérés comme de graves affaires. Selon lui, ces délits sont souvent des faits de menace de diffusion de photos sur les réseaux sociaux ou d’insulte.

Les enquêtes sur les crimes électroniques ne peuvent être ouvertes, a-t-on précisé, que suite à un mandat judiciaire. Des «perquisitions électroniques» peuvent être alors lancées pour enquêter sur les pages ou les sites mis en cause.                       

Amor Z.