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Retour sur une page d'histoire.

Le projet Bellara

 

 

 

 

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Tant qu-il y aura des hommes

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Voilà une vieille histoire qui m'est arrivée, il y'a de cela quelques années dans la grande Kabylie, une histoire, publiée par mon ami Noureddine Bousdira au portail de notre petit journal, restée gravée à jamais, dans ma pauvre mémoire...

MedSouilah
www.jijel.info


En me racontant son histoire, Mohamed Souilah ne tarissait pas d’éloges et d’admiration envers ces gens qui l’avaient si bien aidés ; qui ne demandent jamais rien en échange mais qui, tout au contraire, lui avaient offert, chacun, tout ce dont il pouvait avoir besoin sur le moment, en éprouvant manifestement un réel plaisir : celui d’aider leur prochain,

Une disponibilité à saluer chez nos voisins les amazighs

Alors que Mohamed Souilah revenait d’Alger en voiture, accompagné des membres de sa famille ; arrivé à Freha, en Kabylie, une localité située entre Tizi Ouzou et Azazga, voilà qu’il tombe en panne. La poisse ! Se rangeant sur le bas côté de la route, il se mit à pester contre le mauvais sort qui veut qu’il se produise souvent un accroc au moment ou l’on s’y attend le moins. Il commença à ronger son frein mais pas pour aussi longtemps qu’il l’avait prévu.

Aussitôt arrêté sur le bas côté de la route, les voyageurs en voiture, l’ayant remarqué, se mirent à s’arrêter l’un à la suite de l’autre pour s’enquérir de sa situation, relayés essentiellement par des habitants de la localité de Freha ; chacun venant, tour à tour, s’enquérir de son cas, en proposant spontanément son aide, du fait qu’il était en famille. Ce qu’ils n’avaient pas manqué faire pratiquement en mettant sa famille à l’aise d’abord, tandis que d’autres s’employaient à dépanner sa voiture. Dans le lot de ces gens de bonne foi, quelqu’un, propriétaire d'un magasin de pièces détachées, lui offrit de prendre gratuitement les pièces détachées nécessaires à la réparation de sa voiture ; dans le cas éventuel d’un manque de liquidités, tandis que le propriétaire d’un camion dépannage, allant vers Alger, avait rebroussé chemin pour le tracter sur 10 kilomètres jusqu’à Azazga, sans rien demander d’autre. Autant de choses qu’il faut vraiment faire.

Chez ces braves gens de Kabylie, disponibles et cultivant encore de la simplicité à travers une mentalité épurée de toute prétention, loin de tout opportunisme dégradant, possèdent toujours le réflexe de se montrer utiles ; il est heureux de savoir qu’il existe encore ce genre d'hommes animés decette culture de l’entraide ; le cas échéant, c’est spontanément qu’elle est proposée à autrui pour l’aider à se sortir de la mauvaise passe momentanée dans laquelle il se trouve.

Contrairement à la mauvaise foi régnant un peu partout, à l’heure actuelle, nous ayant amené à penser que tout est perdu et que c’est désormais : « Chacun pour soi, Dieu pour tous » ; ceci au vu des évidentes et manifestes attitudes négatives affichées par bon nombre de gens, notamment ceux de notre région ; là où l’indifférence envers tout le monde est devenue désormais proverbiale, frisant la lâcheté, et les qualités d’antan plutôt remplacées par une incroyable agressivité développée tout azimut. Chez ces gens-là, la méfiance est devenue un réflexe, et l’agressivité, même dans les propos, une attitude permanente. Le sourire a disparu ; à sa place il est affiché de la moquerie et même un superbe mépris. C’est effrayant.

Ainsi, partout ce n’est que mauvaise foi et méfiance absolue envers celui que l’on ne connaît pas ; et, de toute manière, même envers celui que l’on connaît, celui-là particulièrement ! Exposer les raisons à ce comportement nécessiterait de beaucoup écrire. Pour tout résumer, empruntons le qualificatif qui leur a été donné fort à propos par un citoyen : « ce sont de véritables bisons ».

En me racontant son histoire, Mohamed Souilah ne tarissait pas d’éloges et d’admiration envers ces gens qui l’avaient si bien aidés ; qui ne demandent jamais rien en échange mais qui, tout au contraire, lui avaient offert, chacun, tout ce dont il pouvait avoir besoin sur le moment, en éprouvant manifestement un réel plaisir : celui d’aider leur prochain, sans aucune discrimination, ni aucune condition. Chez ces gens aux si nobles coutumes, la chose est certainement considérée un devoir et même un code de conduite sociale ; que chacun parmi ceux vivant dans de cette région du pays met un point d’honneur à observer.

Nous pensions véritablement, et avec un certain effroi, que les hommes de valeurs avaient presque totalement disparus en ces tristes temps d’incertitude et d’angoisse. Hé bien non ; nous nous trompions.

« Tant qu’il y aura des hommes », ces fiers amazighs, nous pouvons dormir tranquilles en sachant qu’un jour, si pareille mésaventure nous arrivait dans le pays de la Kabylie, nous ne penserons même pas à paniquer ni à nous impatienter ; puisque il y aura certainement quelqu’un pour venir vous tendre une main chaleureuse et tout aussi réconfortante…

Noureddine, la rédaction jijel.info
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