Emploi à Jijel: L’agriculture et les travaux de chantiers boudés

Un total de 3549 recrutements a été enregistré durant l’année 2014 et qui ont touché principalement le secteur des travaux publics et l’agriculture, a-t-on appris du directeur par intérim du secteur de l’emploi de la wilaya de Jijel.
Le dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DAIP) a notamment permis le placement de 3 350 jeunes en 2014 par le biais des contrats de formation et d'insertion (CFI), d'insertion professionnelle (CIP) et d’insertion des diplômés (CID), selon notre interlocuteur.

Par ailleurs, nous apprendrons que durant la même année pas moins de 924 microentreprises ont été approuvées et financées par les institutions bancaires, dont 724 par l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej) et 200 par la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac), ce qui a engendré 2678 postes emploi pour jeunes. Le secteur de l’emploi à Jijel prévoit la création d’autres emplois dans les prochaines années, notamment avec les projets d’envergures que connaît la wilaya actuellement. A cet effet, 18 000 postes d’emploi seront créés lors des travaux de réalisation de la pénétrante autoroutière Djendjen-El Eulma.
Le projet de réalisation du complexe sidérurgique de Bellara prévoit aussi la création de 2000 postes d’emploi durant la phase de réalisation et 1500 emplois directs et 15 000 emplois indirects après sa mise en service.
Le Comité d'assistance à la localisation et à la promotion des investissements et de la régulation du foncier (Calpiref), de son côté, a validé 120 projets d’investissement privé. Sur un autre volet, nous apprendrons que la plupart des jeunes qui cherchent un emploi boudent les métiers manuels particulièrement l’agriculture et la maçonnerie bien que Jijel enregistre plusieurs chantiers et une activité agricole réputée.
“On propose souvent aux jeunes du travail dans les entreprises de travaux publics surtout que celles-ci manquent de main-d’œuvre, malheureusement ils refusent de travailler dans les chantiers”, dira un cadre de l’Anem.
Et de poursuivre : “On ne peut pas satisfaire toutes les demandes qui sont orientées généralement vers les postes de chauffeur et agent de sécurité ! Maintenant, tout le monde est au courant que le jeune d’aujourd’hui préfère être agent de sécurité durant la nuit pour exercer parallèlement une seconde fonction ou tout simplement ne pas faire d’effort du tout.”odejjijel.org

Liberté 15/04/2015 Par Mouloud SAOU