TRANSPORT À JIJEL. La reprise impactée par les mesures de confinement

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Les  mesures  de  confinement,  en  vigueur  de  20h  à  5h  du  matin,  ne permettent pas, dans les faits,  une réelle reprise de l’activité du transport, qui reste limitée au transport interurbain avec cependant quelques départs en direction des wilayas limitrophes, à l’exemple de Skikda.

La reprise du transport interwilayas, décidée par le gouvernement, avec une limitation du nombre des voyageurs à 50% des capacités pour les bus et autocars, n’a quasiment rien changé à la paralysie de cette activité à Jijel depuis l’installation de la crise sanitaire de coronavirus. La gare routière Est n’a connu aucun mouvement augurant de cette reprise avec des lignes restées dans leur ensemble paralysées. “C’est une reprise timide, qui n’a concerné que quelques lignes de transport reliant Jijel aux wilayas limitrophes”, indique le directeur local de la Sogral. 

 

Selon lui, “c’est la reconduction des mesures de confinement pour deux semaines qui ont impacté cette reprise”. Celle-ci s’est limitée à des départs durant la journée, alors que les lignes de nuit en direction du sud et de l’ouest du pays sont restées sans activité, selon le même responsable. 
“S’il y a un transporteur qui se présente, on lui ouvre, mais pour le moment, nous n’avons enregistré aucune reprise significative”, confie-t-il encore.

Les mesures de confinement, en vigueur de 20h à 5h du matin, ne permettent pas, dans les faits, une réelle reprise de l’activité du transport. Celle-ci reste encore limitée au transport interurbain avec cependant quelques départs en direction des wilayas limitrophes, à l’exemple de Skikda.

Les derniers départs sont d’ailleurs enregistrés à 19h, soit une heure avant l’entrée en vigueur du confinement à 20h. Pour le responsable de la gare routière Est, “cette reprise n’est qu’une première étape en attendant que d’autres instructions, émanant soit de la Sogral ou du ministère du Transport, tombent”.

C’est dans ce contexte que même les voyageurs ne se manifestent pas encore en grand nombre, poussant, du coup, au maintien de la fermeture des lignes. “On ne peut pas ouvrir sans voyageurs et sans transporteurs, mais nous restons disponibles pour ouvrir chaque fois qu’un transporteur se manifeste”, conclut notre interlocuteur, qui évoque une reprise dans le flou à cause du maintien des mesures de confinement.

Cela dit, la décision du gouvernement permettant la reprise des activités du transport a été saluée par les citoyens qui peinent à se déplacer depuis l’instauration des mesures de confinement pour faire face à cette épidémie de Covid-19, avec les mesures du gel des lignes de transport qui l’ont accompagnée. 

Cette reprise est devenue une impérative nécessité, notamment depuis que les universités ont rouvert leurs portes, ce qui a posé d’énormes problèmes aux étudiants pour rallier leur campus à travers les différentes villes du pays.

La décision des œuvres universitaires de mobiliser des bus pour transporter les étudiants entre les wilayas n’a pas permis de résoudre ce problème qui reste posé. Cette situation a notamment profité à ces “taxis” clandestins, qui ont saisi l’aubaine pour imposer des tarifs surélevés aux étudiants.

Pour un simple déplacement entre El-Milia et Constantine, pour ne citer que cette desserte, l’étudiant se retrouve dans l’obligation de payer 800 DA pour rallier son université, alors qu’avant une place dans un taxi ne coûtait que de 250 DA. Le retour tant attendu des bus est de nature à mettre un terme à cette contrainte, qui se pose non seulement pour les étudiants, mais aussi pour les citoyens travaillant dans les autres régions du pays, à Alger, au Sud ou à l’Ouest.   

Amor Z. liberte