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BENI-FERGUÈNE À EL-MILIA (JIJEL). Des agriculteurs crient à l’injustice

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Des agriculteurs de Beni-Ferguène, une localité côtière à vocation agricole, située à l’extrême nord-est d’El-Milia, dans la wilaya de Jijel, se sont plaints de “l’injustice” qu’ils disent avoir subie de la part des gardes forestiers. Rencontrés devant le siège de la daïra d’El-Milia où ils sont venus demander audience auprès du chef de daïra, ils disent avoir été chassés injustement par ces derniers de leurs terres qu’ils cultivent depuis des années. “Ils sont venus et, sans avertissement préalable, ont enlevé les grillages des terrains que nous cultivons et nous ont interdit de revenir sur les lieux”, s’est plaint un de ces agriculteurs. “Nos agents ont fait leur travail, ce n’est pas permis de défrîcher des espaces forestiers et de les cultiver”, a-t-on expliqué à la Conservation des forêts.

 

Les agriculteurs, eux, disent n’avoir pas défrîché mais plutôt cultivé leurs terres. “Nous n’avons pas défrîché, nous n’avons pas touché à ces espaces, nous sommes ici dans ces terrains que nous travaillons depuis de longues années sans être inquiétés”, a soutenu l’agriculteur cité plus haut. Entre les accusations des uns et les arguments des autres, il y a polémique. Une polémique qui s’est invitée à la table du chef de daïra, qui a reçu les plaignants mercredi 3 mars, en leur promettant de les convier à une réunion avec les directeurs de la Conservation des forêts et de l’agriculture pour demain 6 mars.

En tout, ce sont une quarantaine de personnes qui sont concernées par cette affaire et qui espère trouver une solution à ce problème lors de cette réunion. En attendant, les agriculteurs craignent que leur labour pour cette saison soit hypothéqué par cette interposition des gardes forestiers dans leur activité. Celle-ci se base surtout sur la culture de la pastèque, dont la récolte tombe habituellement en plein afflux des estivants dans la région. Au cœur d’une grande mobilisation depuis un certain temps pour redonner vie à cette localité massivement désertée par la population lors de la crise sécuritaire des années 1990, Beni-Ferguène peut être considérée comme une authentique zone d’ombre. En dépit de l’aménagement du CW 132 la traversant, qui lui a permis d’être désenclavée, elle manque encore des principales commodités. Ses habitants, par le biais d’une association qu’ils ont créée, militent pour le retour de la population et conditionnent ce retour par la mise en place de ces commodités qui manquent.

À commencer par l’ouverture de pistes à l’intérieur des mechtas et la mise en place de certaines structures. Ses habitants, en comptant sur leurs propres efforts, ont tenté des actions d’ouverture de certains accès sans vraiment réussir. Pour donner plus de consistance à leur engagement en faveur de leur terre qu’ils comptent reconquérir, ils comptent lancer aujourd’hui une caravane d’aide à la population locale, restée sur place. C’est d’ailleurs dans ce contexte que tombe cette affaire des agriculteurs chassés des terres qu’ils s’apprêtent à cultiver.

“Cela tombe au mauvais moment”, déplore-t-on, même si la Conservation des forêts insiste sur le fait qu’elle n’interdit à personne de travailler sa terre, mais agit pour la sauvegarde des espaces forestiers. “Il y a d’autres possibilités de cultiver la terre dans un cadre légal, comme dans le cas des périmètres des terrains nus qui ne touchent pas à l’intégrité de la forêt”, se défend-on à la Conservation des forêts. En attendant que cette affaire soit tranchée, les services des forêts semblent se lancer avec détermination dans la traque du défrîchement illégal des espaces forestiers qui a décimé des espaces entiers.

Amor Z.

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