La hantise de «la gestion informelle» à Jijel

Au-delà de la polémique qui enfle depuis un certain temps sur l’interdiction de la concession des plages aux privés, à Jijel, ce sont les «dégâts collatéraux» de la saison estivale qui préoccupent davantage les citoyens.

Si pour l’activité commerciale, on se frotte les mains pour l’opportunité de faire de bonnes affaires, pour d’autres, l’appréhension de cette saison concerne la peur du squat des plages et des parkings, l’encombrement de la circulation, mais aussi le manque d’infrastructures touristiques dignes de ce nom pour donner plus d’aura à la vocation balnéaire de Jijel.

D’abord, il faut se rendre à l’évidence que le souvenir cauchemardesque de l’année passée, qui a vu des délinquants et des repris de justice, mais aussi des «barrons» qui se cachent derrière cette nuée de squatteurs, faire main basse sur la corniche est encore vivace dans les esprits. Et pour cause, les 120 km de cotes corniche, avec leurs dix neufs plages surveillées, ont quasiment été gérés d’une manière informelle.

Il faut se rappeler que jusqu’au départ du derniers des estivants, personne n’a crié gare à cette occupation illégale des espaces de baignade, des trottoirs et des parkings. «Le dispositif de ce squat se prépare déjà, ses premiers indices sont déjà là», avertit-t-on déjà à quelques semaines du coup d’envoi de la saison estivale. L’encombrement de la circulation est l’autre élément d’inquiétude des habitants de la wilaya de Jijel et de ses visiteurs.

En l’absence d’un plan permettant la fluidification du mouvement des véhicules, le pire est à craindre avec l’afflux par milliers des estivants sur les cotes de cette région. L’autre facteur qui risque de porter préjudice à la réputation balnéaire de Jijel, c’est le manque criard des hôtels et des infrastructures touristiques. La ville n’offre que des structures d’accueil d’une gamme secondaire. La formule de l’hébergement chez l’habitant, que les ministères de l’intérieur et du tourisme ont tenté de réglementer sans parvenir à y mettre de l’ordre, reste insuffisante pour canaliser la demande.  

Adam S.