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JIJEL. La filière avicole en crise

d la filiere avicole en crise e2580Au-delà du prix du poulet qui ne baisse plus, c’est la filière avicole qui tombe en crise à Jijel. Selon des initiés, cette filière n’est plus qu’une affaire de barons qui usent et abusent de leur pouvoir de réguler son marché selon leurs intérêts. “Les petits aviculteurs ne pèsent plus dans la filière, ils ont tout abandonné”, martèle Yassine, un homme qui se dit très introduit dans le domaine. Après avoir abandonné cette activité, notre interlocuteur, membre de l’association des aviculteurs, continue de l’observer. “Ces barons ont fait main basse sur toute la filière”, insiste-t-il encore. Sûr de ses propos, il explique que ces nouveaux intervenants dans le circuit de la production du poulet de chair ont les moyens de mettre le paquet et tirer des bénéfices sans la moindre perte. La hausse du prix du poussin et de l’aliment, ajoutée aux autres frais intervenant dans cette activité, a poussé les petits aviculteurs à mettre la clé sous le paillasson. 

 

La suite est connue, lorsque ces derniers se sont mis à abandonner leur activité, livrant la filière à ceux qui ont les moyens de tout contrôler. Selon le même interlocuteur, ces gros producteurs tirent profit d’une situation qui leur offre toute la latitude de contrôler ce circuit. Du couvoir, à la production de l’aliment jusqu’à l’abattoir, tout est contrôlé par ces intervenants, fixant au bout de la chaîne le prix qui leur convient. Quant aux petits aviculteurs, ils n’ont plus la moindre influence sur une filière exigeant de plus en plus de gros moyens. Notre interlocuteur regrette que cette filière soit livrée à une spéculation qui ne dit pas son nom. Selon lui, de nombreux aviculteurs ont abandonné leur métier suite aux pertes subies. 

“On ne parle pas de ces pertes, mais de la cherté du prix du poulet”, regrette-t-il. Connaissant en profondeur les rouages de la filière, pour avoir été l’un de ses intervenants les plus connus, un ex-aviculteur à Belhadef, déplore, pour sa part, cette situation. “J’ai tout abandonné, je vends ce qui me reste”, lâche-t-il sur un ton coléreux. En plein débâcle, notre interlocuteur estime que la filière avicole n’est plus ce qu’elle était. Selon lui, elle n’est plus qu’un champ de spéculation. C’est dans ce contexte que de nombreux aviculteurs qui avaient les moyens de produire le poulet de chair ont laissé tomber leur métier. Selon ce qui est relayé au sein de cette filière, tout a concouru pour que le poulet atteigne ce prix.

Un prix régulé, certes, par l’offre et la demande, mais aussi par d’autres éléments, venus s’introduire dans le circuit de la production avicole. Depuis la hausse brutale du prix du poulet, il y a bientôt six mois, cette crise perdure et maintient ce prix à un niveau inabordable par le consommateur. Le citoyen n’a plus qu’à payer le kilo de poulet à 400 DA, voire plus, sinon s’abstenir de le consommer. Dans les marchés, c’est la désolation qui se lit sur des visages désorientés face à un tel prix, échappant au maigre pouvoir d’achat des consommateurs. Dans les circuits de production, c’est le même sentiment de dépit que se partagent les producteurs, abandonnant leur activité l’un après l’autre.


Amor Z. liberté

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