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Communiqué jijel.info

 

 

 

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Prix du lait : le coup de gueule du ministre Abdesselam Chelghoum

Dans cet entretien, Abdesselam Chelghoum, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche revient sur la polémique concernant l’augmentation du prix du lait en sachet, l’arrêt des subventions de l’orge et les projets phares du secteur agricole, notamment l’aquaculture, en Algérie.

Est-ce qu’il va y avoir une augmentation du prix du lait en sachet ?

Non, il ne va y avoir aucune augmentation des prix du lait en 2017. Je suis catégorique sur ce point, quelle que soit la mesure prise en interne par les entreprises (les laiteries) en ce qui concerne l’emballage. Il s’agit d’abord d’un problème de marketing et d’innovation qui touche la stratégie d’entreprise. C’est à ces entreprises de faire leurs calculs concernant le lait subventionné, c’est-à-dire le sachet de 25 DA.

Qu’ils le mettent dans une bouteille en verre, dans du Tetra pack ou dans une bouteille faite en or, il y a obligation pour ceux qui souscrivent à la démarche des autorités de vendre le litre de lait à 25 DA, peu importe l’emballage. Changer l’emballage c’est le souhait des autorités par rapport à cette histoire de plastique. Mais, chaque entreprise doit faire ses calculs. Cela rentre dans le cadre du développement de l’entreprise, de son investissement, de sa stratégie d’innovation et de marketing. Cela n’a rien à voir ni avec le ministère (de l’Agriculture) ni avec les autorités publiques. Pour les autorités, je le répète, le litre de lait est à 25 DA, et restera à ce prix en 2017.

Mais des informations font état d’une augmentation. Pourquoi ?

C’est une manipulation ou bien une mauvaise interprétation par rapport à des déclarations d’une personne que je considère comme irresponsable (NDLR : les récentes déclarations de Mahmoud Benchakour, président du Comité national interprofessionnel du lait). Car, quand on dit qu’au mois de mars qu’il y aura une augmentation de 8 à 10 DA, cela veut dire que c’est fait à dessein. Ce n’est ni une voix autorisée ni une voix officielle. C’est un privé qui a parlé. D’ailleurs, on ne lui reconnait pas cette casquette. Il y a beaucoup de présidents qui sont spécialisés dans la philosophie agricole, mais pas dans le développement de l’agriculture. Que chacun prenne ses responsabilités dans une conjoncture pareille.

Et si jamais des laiteries ne peuvent pas supporter le coût ?

C’est leur problème, ce n’est pas le nôtre. Nous avons des centaines de laiteries qui nous demandent d’être associées à ce dispositif de régulation. Celui qui ne peut pas supporter, il n’a qu’à quitter la scène, et il n’a pas à faire des déclarations de ce genre.

Donc, si une entreprise ose augmenter le prix du lait en sachet, elle subira des sanctions ?

Heureusement ! C’est une poudre de lait qui est achetée à un prix et qui est cédée à ses laiteries à un prix inférieur pour que le sachet ne dépasse pas les 25 DA. Ceci dit, pour acheter de la poudre de lait, le marché est libre. Il y a des laiteries qui importent. D’ailleurs, elles ne font pas partie du dispositif, et elles sont libres de vendre leur lait même à 60 ou 80 DA le litre comme Candia. Mais, le sachet subventionné c’est à 25 DA. Il est formellement interdit d’ajouter un seul centime.

Va-t-on un jour atteindre l’autosuffisance en matière de lait ?

Nous y travaillons. Toute la stratégie du ministère est basée sur cela. Ces gens qui sont en train de parler et de philosopher, j’aurais souhaité, puisqu’ils prennent beaucoup d’argent dans le cadre des subventions et des soutiens, qu’ils s’investissent un peu plus dans l’amont. Autrement dit, ils achètent des vaches laitières et ils commencent à produire du lait cru parce que la seule issue pour se débarrasser de ce fardeau, en l’occurrence la facture d’importation, c’est justement le développement intensif de la filière. Sur ce plan, je peux dire qu’il y a un investissement assez important de la part de nos compatriotes et aussi de la part des étrangers dans les grandes exploitations dans le Sud et au niveau des Hauts-Plateaux, sans oublier tout ce qui a été fait durant ces 17 dernières années dans certaines régions, qui sont considérées aujourd’hui comme des bassins laitiers. Je peux citer, à titre d’exemple, la wilaya de Batna qui est devenue le deuxième bassin laitier du pays. Elle n’était rien avant 2000 en matière de production de lait. Il y a beaucoup d’efforts qui ont été fournis. L’agriculture c’est comme ça, elle demande du temps, de la patience et des investissements.

Quel est le volume actuel des importations de lait ?

Pour ce qui est de l’Office national interprofessionnel du lait et des produits laitiers (Onil), on a bouclé l’année 2016 avec une bonne performance. Non seulement, on a diminué les quantités importés, et en plus, on a profité d’une situation assez favorable sur le marché international. On a réalisé un gain de pratiquement 166 millions de dollars sur la facture de l’Onil.

Est-ce que vous avez arrêté les subventions de l’orge ?

En 2017, des éleveurs, qui sont les premiers concernés, ont clairement demandé d’arrêter ce soutien pour l’orge parce que ça profite aux spéculateurs. En effet, il y a toujours des gens qui se glissent en intermédiaire et font de la revente. Cela ne profite pas tout le temps à l’éleveur. Ce dernier se retrouve dans une situation où il doit acheter l’orge à 2800 ou 3000 DA (le quintal). Ils nous ont dit : « À quoi bon la subvention ? ». Comme nous le vendons à 1550 DA, les gens l’achètent et le revendent. On a donc décidé d’arrêter la subvention.

Durant les premiers mois qui ont suivi cette mesure, l’orge qu’on a achetée sur le marché international nous a coûté un peu cher. L’impact sur le prix intérieur avec la TVA a donné lieu à un prix de l’ordre de 2750 DA. Ce qui est un peu cher pour les éleveurs. Alors, nous avons décidé, après une simulation avec l’OAIC (Office interprofessionnel des céréales) de le vendre à 2300 DA aux éleveurs. En outre, j’ai fait jouer un fonds de régulation sur lequel j’ai pris entre 200 et 250 DA par quintal d’où ce prix. Je tiens juste à signaler que les unités de transformation sont exclues de cette mesure.

Comment va se dérouler cette opération ?

C’est la fédération des éleveurs elle-même qui va veiller à la distribution de l’orge. Elle va réaliser un assainissement des listes. J’ajoute que cette décision (de vendre l’orge à 2300 DA) est valable pour trois mois, c’est-à-dire février, mars et avril.

Pourquoi trois mois ?

Parce qu’on est en hiver. Il n’y a pas de végétation et il y a eu beaucoup de neige et de froid dans les régions steppiques. On les soutient juste pour une période. Avec l’arrivée du printemps, il y aura beaucoup de végétations, dont le prix de l’orge reviendra à 2750 DA le quintal, sauf si on l’achète moins cher sur les marchés internationaux. À ce moment on le vendra moins cher.

Qu’en est-il du projet de l’élevage des crevettes dans la wilaya d’Ouargla ?

Il s’agit d’un projet de ferme pilote entre le département de la Pêche et les Sud-Coréens. Aujourd’hui, on maîtrise la technique et la technologie. Donc, on les met à la disposition des opérateurs privés qui veulent investir dans ce créneau. Il y a sur place quelqu’un qui s’est lancé et qui nous a fait même une dégustation. Et c’est la crevette « matsagoune » pêchées généralement à Annaba.

Je saisis cette occasion pour dire que l’aquaculture est en train de faire son chemin dans plusieurs wilayas du pays, notamment grâce aux investissements privés, à travers deux formes essentielles qui sont : l’aquaculture marine au niveau de toute la bande côtière mais aussi à l’intérieur du pays comme à Ouargla.

J’ajoute que nous sommes en train de profiter de tout ce qui est bassin agricole, autrement dit les bassins d’accumulation, en donnant l’ensemencement (les larves) aux investisseurs pour produire des poissons qu’ils revendent. Je peux dire que nous allons vers une intégration entre l’agriculture et l’aquaculture.

 

Prix du lait : le coup de gueule du ministre Abdesselam Chelghoum

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