Exploitation du liège à Jijel La filière subit les contrecoups du manque de main d’œuvre

À peine 13 000 qx ont été récoltés l’année dernière

Le problème du manque de main d’œuvre n’épargne plus aucun secteur donné dans la wilaya de Jijel, où l’on se plaint désormais de cet aléa comme étant le principal obstacle à l’exploitation du liège.

Après les secteurs de l’agriculture, du bâtiment et des travaux publics, c’est au tour de la conservation des forêts de faire état des grandes difficultés qu’elle rencontre dans l’exploitation du liège à cause de cet épineux problème.

Le manque d’une main d’œuvre capable de s’investir dans ce pénible travail est venu s’ajouter aux ravages causés à la filière chaque année par les incendies de forêts.

 «L’exploitation du liège n’est pas une tache facile, elle ne repose d’ailleurs que sur un travail manuel qui n’a recours à aucune machine ou un autre moyen», reconnait un responsable de la conservation des forêts.

Ce métier, pénible, connu pour être l’apanage  des anciennes générations a perdu de nos jours de sa noblesse. Même dans les zones montagneuses à forte densité du chêne-liège on refuse d’accomplir ce travail, ce qui a fini par porter un coup fatal à la filière de la production de liège dans la wilaya de Jijel. Les chiffres annoncés affichent d’ailleurs une nette tendance à la baisse avec cette quantité qui n’a guère dépassé les 13 000 quintaux de liège produits au cours de l’année dernière.

La quantité produite durant les années précédentes a toujours oscillé entre 18000 et 22000 quintaux par an, selon les services concernés. Pour relancer cette filière, on table sur le reboisement des espaces incendiées, notamment par le biais des pépinières créées où sont cultivés entre 350.000 et 400.000 plants de liège par an. Précisons qu’on recense jusqu’à 70% de chêne-liège de l’ensemble du couvert végétal dans la wilaya de Jijel, dont 80% de la superficie totale est forestière.odejjijel.org

El Watan 26/03/2015 Par Adam S.