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Le projet Bellara

 

 

 

 

Communiqué jijel.info

 

 

 

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Quelques quintaux seulement attendus à Skikda: Lemkerkba, une fraise en voie de disparition ?

Normal, à Jijel la production est estimée en tonnes, plus de 13 000 tonnes cette année, alors qu’à Skikda, on caracole encore avec les quintaux. Jijel, qui n’avait pas de traditions dans ce genre de production, est passée pour être le premier producteur de fraise au niveau national. Cet acquis, Jijel le doit d’abord à ses enfants et tant mieux pour elle.

Pour cette année, et selon les services agricoles de la wilaya, Skikda s’attend à produire plus de 25 000 quintaux de fraises, constitués à plus de 70 % de la variété locale, Lemkerkba (la rondelette) comme la nomment ses propres producteurs.

C’est la fraise légendaire de Skikda qui, en dépit  de la  rude concurrence Jijelienne, continuera encore cette année de charmer les fins gourmets, en leur proposant un jus abondant, une saveur exquise et un arôme singulier, qu’aucune autre fraise ne peut garantir. En plus, c’est un produit purement bio, car on n’utilise pour sa culture ni pesticides, ni engrais.

La pérennité de Lemkerkba, qui survit sur les flancs marins de Stora et de la Grande Plage, est à mettre exclusivement à l’honneur des agriculteurs locaux.

Ce sont eux qui ont préservé, de génération en génération et depuis près d’un siècle déjà, cette plante qui ne survit que sur ces terres. Des tentatives de la transplanter ailleurs ont toutes échoué, comme si Lemkerkba voulait être exclusivement skikdie. Normal, elle pousse sur ces terres riches en humus depuis 1920, date de son introduction sur les hauteurs de Stora par des colons italiens. Depuis, Lemkerkba a fini par s’y acclimater au point de devenir un authentique produit du terroir.

On a tenté de tuer la fraise de Skikda

Seulement, ici à Skikda, on n’a jamais pensé à valoriser ce que la ville a de beau et de bon. N’était l’abnégation des femmes de Stora, de la Grande Plage et de Oued Bibi, qui se brisent le dos à bichonner les plants de Lemkerkba sur des talus, il y a longtemps que cette variété aurait à jamais disparu.  Ce savoir-faire n’a jamais été fructifié et les producteurs qui cultivent quelques parcelles n’ont jamais été soutenus. On ne se rappelle de leur existence que lors de la fête de la fraise, pour les laisser par la suite à leur dure réalité. Avec l’avènement de la fraise de Jijel, Lemkerkba s’est subitement faite toute petite.

Normal, à Jijel la production est estimée en tonnes, plus de 13 000 tonnes cette année, alors qu’à Skikda, on caracole encore avec les quintaux. Jijel, qui n’avait pas de traditions dans ce genre de production, est passée pour être le premier producteur de fraise au niveau national. Cet acquis, Jijel le doit d’abord à ses enfants et tant mieux pour elle.

Et Skikda ? A Skikda, on s’entre-déchire encore. On a d’ailleurs même osé organiser, il y a quelques années seulement, une fête de la fraise parallèle à Tamalous. Autant dire que dans cette wilaya, le régionalisme négatif ne cessera jamais de nuire à Skikda qu’on veut défaire de toutes ses lettres de noblesse. N’empêche, les terres de Aïn Zouit et de Skikda continuent, contre vents et marées à offrir plus de 160 ha à Lemkerkba, l’originelle.

On assiste aussi à de valeureuses  tentatives d’intensifier la production d’autres variétés de fraises à Tamalous, qui passe cette année à 127 ha et des débuts assez timides à Bouchtatah avec moins de 10 ha. Du 21 au 23 mai, Skikda abritera la traditionnelle fête de la fraise. Une manifestation qui a toujours été faite pour les responsables et jamais pour la population, qui n’y participe jamais.

Cette année encore, on promet déjà la réussite de l’évènement, d’autant plus, croit-on savoir, que le ministre de l’agriculture sera de la fête. Osons espérer qu’il ne rentrera pas avec l’impression d’avoir retrouvé Skikda comme il l’a laissée en tant que wali, il y a plus de dix années déjà, c’est à  dire une ville sans ambitions, sans développement, sans élus…et sans même de nouvelles parcelles pour Lemkerkba.

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